Quand un pneu est-il vraiment usé ?

En tant qu’automobilistes et consommateurs nous sommes souvent sollicités de toute part à la consommation ! Ainsi, c’est souvent bien trop tôt qu’on entend des phrases comme « il faudrait changer vos pneus » alors même que la profondeur des sculptures de la bande de roulement n’est encore qu’à 3mm.

La règlementation indique que tant que la sculpture n’atteint pas les 1.6mm elle est encore en état de rouler, et pour cause ; des études ont démontrées l’absence de lien entre l’épaisseur de la bande de roulement et le taux d’accidents. Les changements précoces réduisent la durée de vie utile du produit, accélèrent l’obsolescence programmée, augmentent les impacts environnementaux et font grincer nos porte-monnaie. Le remplacement précoce de pneus représente plus de 120 millions de pneus par an soit plus de 9 millions de tonnes d’émission de CO2 en plus chaque année.

Ces chiffres nous permettent de visualiser l’impact sur l’environnement et sur l’économie.
Il parait alors primordial de bien attendre que nos pneus arrivent en fin de vie pour finalement les changer. La composition des pneus met en jeu des matériaux pas toujours facile à recycler en effet plus de 200 matières composent ces derniers. Un pneu usé peut connaitre bien des destinées :

Recycler à la maison : nos vieux pneus peuvent se transformer en pot de fleurs, en matériel sportif, en fauteuil et pouf en tous genres, ils peuvent même devenir une table basse… Un « pneu » d’imagination et le tour est joué.
Dans le milieu automobile : on parle de rechapage ! Il s’agit de remplacer la bande roulement usée par une neuve pour avoir un pneu « tout beau, tout neuf »
• Les pneus usés peuvent aussi trouver un tout autre chemin comme celui des parcs pour amortir les chutes des petits et grands.
• Sur les voies ferrées ils réduisent les vibrations du train donc diminuent l’impact sonore.

Il serait aisé de conclure rapidement que finalement une deuxième vie est possible pour tous les pneus donc pourquoi tant de préoccupation ? Or rien n’est infini et le recyclage a ses limites ! Plusieurs raisons interviennent, la première étant que malheureusement aujourd’hui tout le monde n’a pas encore conscience de l’importance de la protection de l’environnement et trop souvent l’on retrouve les pneus abandonnés sur les bords de route, au fond des rivières… Deuxièmement car la consommation excessive entraine une production excessive laquelle risque de dépasser rapidement la demande de pneus recyclés. Enfin, parce qu’il convient pour le bien-être général d’une prise de conscience de nos modes de consommations.

Les pneus Michelin par exemple, sont fabriqués aujourd’hui dans l’optique d’une « longévité programmée » comme le dit Terry Gettys, directeur de la Recherche et Développement du groupe. La qualité du produit aussi augmente la longévité d’un produit et permet une économie sur le long terme.

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